À l’occasion de la 4e édition d’Exil au féminin, festival littéraire et artistique participatif dédié aux femmes exilées, la Balade des Livres a souhaité ouvrir sa programmation à d’autres communes de Rennes Métropole.
Dans ce cadre deux rencontres sont proposées à Romillé.
> Vendredi 6 novembre, à 20h30, à la salle Pré Vert, spectacle « La maison aux lapins ». Adaptation théâtrale des romans de Laura Alcoba, de l’Argentine de Videla à la France de Claude François. Ados/adultes. Gratuit. Entrée libre.
> Dimanche 8 novembre, à partir de 10h30, « Les voix d’ici et d’ailleurs », lectures découvertes et chants, langues, accent, intégration, transmission à la médiathèque. Tout public. Gratuit. Réservation conseillée : bibliotheque@romille.fr ou 02 99 23 25 43.
La maison aux lapins
PRÉSENTATION
La Maison aux lapins est l’adaptation théâtrale des romans autobiographiques de Laura Alcoba.
À travers le regard d’une enfant, le spectacle nous plonge dans l’Argentine des années 70, marquée par la dictature militaire, puis dans l’expérience de l’exil en France.
Entre silence, peur et imaginaire, une petite fille apprend à grandir dans la clandestinité, puis à se reconstruire dans une langue et un pays nouveaux. Ce récit d’enfance met en lumière la manière dont la violence politique s’inscrit dans l’intime, dans le corps et dans la construction de l’identité.
Dans une mise en scène épurée, les personnages surgissent comme des fragments de mémoire, portés par la voix et le geste. Entre récit personnel et mémoire collective, La Maison aux lapins propose une expérience sensible, où le théâtre donne forme à ce qui reste souvent invisible.
NOTE D’INTENTION
La Maison aux lapins est née du désir de faire entendre une histoire à hauteur d’enfant, où la grande Histoire se vit dans l’intime. Ce n’est pas un spectacle sur la dictature, mais sur ce que cela fait à une enfant. À travers une forme épurée, j’ai cherché à faire émerger la mémoire, les silences et les fragments qui composent un récit. Le travail s’appuie sur la voix, le corps et l’imaginaire, laissant au spectateur la place de reconstruire ses propres images. — Juan Miranda
L’AUTEURE
Laura Alcoba, écrivaine d’origine argentine installée en France, explore avec finesse les thèmes de l’exil, de l’enfance et de la rencontre des langues. Lauréate notamment du Prix littéraire des clubs Rotary de langue française pour Le bleu des abeilles en 2013, du Prix Marcel‑Pagnol pour La danse de l’araignée en 2017, et du Prix Roger‑Caillois de littérature française pour Les rives de la mer Douce en 2023, elle tisse dans ses récits un pont entre l’Argentine de son enfance et la France de son choix, donnant voix à celles et ceux que l’histoire a placés entre deux mondes.

Les Voix d’ici et d’ailleurs – Lectures découvertes
Textes émouvants et succulents
PRÉSENTATION
Des bénévoles formé.es par La Balade des Livres à la lecture à haute voix, ayant une pratique amateure, et les femmes migrantes associent leurs voix, leurs langues, leurs accents pour un agréable moment.
En français et dans d’autres langues.
Textes lus : La classe et la fonction de M. Alves, Assaut contre la frontière de L. Slimani, Ici les femmes ne rêvent pas de R. Ahmad, Tous tes enfants dispersés de B. Umubyeyi Mairesse, Tenir sa langue de P. Panassenko, Tour de Terre en poésie de JM Henry, Partir de N. Saddouki, Aucune nuit ne sera noire de F. Diome, Partir en émigration de Q. Baramidze, , Certaines n’avaient jamais vu la mer de J. Otsuka, To be or not to be de Iryna, Les mots migrateurs de M. Degrenne, Dyslexie de F. Zouari, Je connais peu de mots pour appréhender une langue de E. Sartori, Le grand voyage planétaire des plantes de C. Kaïteris…
