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Le cimetière

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A partir du XVIIIe siècle,avec la progression des mesures d’hygiène, l’usage d’enterrer les morts aux abords des églises disparaît peu à peu. Romillé suit le mouvement et transfère son cimetière à l’emplacement actuel au milieu du XIXe siècle.

Cet emplacement, qui parait naturel en 2016, a occasionné, à l’époque, près de 10 ans de discussions et de polémiques .

La Révolution impose aux communes la possession et l’entretien d’un cimetière municipal. Le monopole des services funéraires est alors réservé au conseil de Fabrique. Il s’agit d’un conseil paroissial également chargé de la gestion de l’ensemble des biens paroissiaux, tels que l’église ou le presbytère ainsi que de la collecte des fonds nécessaires à leur entretien.

En 1850, la Fabrique souhaite ajouter à l’église une tour pour le clocher, et sollicite une subvention du conseil municipal. L’église n’étant pas encore un bâtiment public (elle ne le sera qu’en 1905), le conseil refuse considérant que la Fabrique a les moyens d’assumer seule la dépense. La pierre utilisée étant différente, il est aisé aujourd’hui d’identifier l’apport de la construction. Le conseil considère également qu’en réduisant la taille de la base du clocher, il y aura moyen de créer une route devant l’église (l’actuelle rue des Cormiers), et ainsi réaménager le secteur, après avoir déplacé le cimetière.

En 1856, le déplacement du cimetière est toujours d’actualité. La municipalité délibère sur le choix du terrain actuel, au nord du bourg, dans un secteur non encore urbanisé, considérant que, "Le terrain demandé par le conseil est celui qui convient le mieux sous tous rapports, tant pour le sol que par sa distance de l’église. Bordant le chemin vicinial n°3 [L’actuelle rue de Galerne], placé au nord du bourg, la commune ne peut faire un meilleur choix."

En 1873, le réaménagement du centre bourg se poursuit, les terres du vieux cimetière autour de l’église sont enlevées, et le niveau du sol abaissé, permettant ainsi de réduire l’humidité dans l’église.

Dans les décennies suivantes, la destruction des halles (bâtiment 592 sur le cadastre), ainsi que l’espace récupéré sur le cimetière permettront la restructuration du quartier, le tracé de la route actuelle, ainsi que la construction de la mairie.